Ce à quoi nous nous attendions :
Le Russe est blond ! Peu de chevelures et de peaux sombres ne viennent égayer le paysage, excepté au Tatarstan, région d’accueil d’une forte communauté d’origine turque. Enfin, nous attendrons Irkoutsk pour voir nos premiers visages sinisants !
Le Russe est rude : peu de sourires (on m’a même conseillé d’arrêter de sourire pour ne pas faire si touriste ! – « Smiling is so un-russian ») et combien de remontrances véhémentes avons-nous du essuyer par méconnaissance des us et coutumes du Transsibérien (ne pas mettre ses chaussures sur le marchepied menant aux couchettes par exemple !)

Le froid est très piquant, même par temps ensoleillé…
L’urbanisme soviétique ne contribue pas vraiment à l’embellissement des villes russes…
La vodka est réellement un alcool très répandu et fort apprécié en Russie (y compris à l’apéro, nous avons vu un jeune homme arriver dans un bar et commander shooter sur shooter)
Les églises orthodoxes sont vraiment magnifiques (comment ça, qui a dit qu’Aude était aveuglée par l’or ???)
La nourriture russe n’est pas forcément très raffinée (quoi, les Français qui font la fine bouche ?) : du chou, des pommes de terre, des beignets, remplis de chou, de pommes de terre… mais Aude avoue quand même un penchant certain pour le borchtch, soupe de betteraves, avec chou et pommes de terre, forcément, mais aussi lard, crème et épices, qui font un mélange détonnant et fort appréciable (surtout à moins 5°C !)
Ce qui n'a pas cessé de nous étonner :
La Russe porte systématiquement une mini-jupe et des talons hauts : par tous les temps et en toutes circonstances (rues pavées – belle chute constatée en direct – terre battue ou planches disjointes…), la Russe veut rester femme !

Non, ce n'est pas vrai, la provodnitsa (contrôleuse et hôtesse officiant dans chaque wagon du Transsibérien) ne sourit pas !

Le Russe ne parle pas anglais. Nous en avons fait les frais de nombreuses fois, y compris quand nous avions fait l’effort d’écrire en russe le détail des billets de train que nous souhaitions ; la caissière n’a pas cessé de nous parler (crier…) russe pendant un quart d’heure, sans doute pour nous demander si nous souhaitions la couchette du bas ou du haut… Il parle encore moins français, sauf pour dire « voir Paris et mourir », ce que, vous pouvez en être certains, Nico a adoré !
La pollution de l’air en milieu urbain est inimaginable ; voir photo ci-jointe, on dirait Grenoble mais c’est pire !
Le Russe est un fou du volant : la voiture est reine en Russie, les piétons doivent traverser dans l’intervalle du compte à rebours (pas plus de 25 secondes pour les 6 voies !). A une seconde de la fin, tous les conducteurs font vrombir leur moteur et crisser leur pneus pour démarrer les premiers : gare au piéton retardataire (Nico, avec son lumbago, ne faisait pas le malin à Irkoutsk !).
Nous avons vécu, dans un minibus russe, une expérience inoubliable. Voici une petite vidéo qui vous en donnera un aperçu.
Les Russes écoutent souvent de la musique à laquelle nous n'adhérons pas... et c'est peu de le dire ! Dans les restaurants, durant les nombreuses heures passées en minibus et même dans la rue (mais là, il nous est aussi arrivé d'avoir de bonnes surprises, comme en témoigne la seconde bande son!)
Enfin, les cartes postales sont introuvables en Russie, excepté à Moscou, et c’est pourquoi vous nous pardonnerez de ne pas vous en avoir envoyé. En revanche, il y avait des magnets par milliers mais désolés Chantal, c’était trop lourd pour nos petites épaules !