• Passage éclair en Uruguay…

    Tout petit pays que peu savent situer sur une carte, coincés entre les deux géants Argentin et Brésilien qui se sont longtemps disputés ce bout de terre, l’Uruguay méritait un détour. A l’instar de très nombreux Porteños, les habitants de Buenos Aires, nous y passâmes donc un week end et découvrîmes à cette occasion deux des visages très différents, mais tout aussi charmants, de l’Uruguay : Colonia de Sacramento et Montevideo.

    Passage éclair en Uruguay…A une heure et demie de ferry de Buenos Aires, de l’autre côté du Rio de la Plata, niche une des rares villes d’Amérique Latine qui ait conservé intactes les traces de son histoire : à Colonia de Sacramento, on dirait que les ruelles pavées n’ont pas bougé depuis la création de la ville, au XVIIème siècle, que les petites maisons colorées abritent encore les pêcheurs d’antan et que le pont-levis va brutalement se refermer pour protéger les villageois d’une énième attaque des Argentins… Dans les faits, lors de notre promenade au cœur de cette vieille cité,  l’heure n’était pas à la guerre, malgré un défilé de soldats suisses (!), commémorant Passage éclair en Uruguay…le jumelage de Colonia avec une bourgade helvétique. Le doux soleil d’automne, qui donnait presque un charme aux eaux marron du Rio de la Plata, nous incitait plutôt à flâner paisiblement sous les arbres fleuris de la place centrale, envahis de perroquets bruyants, et à prendre notre temps pour déguster les poissons du coin (en se répétant que la couleur de l’eau ne témoigne pas d’une quelconque pollution, mais résulte d’un phénomène tout à fait naturel…)


    Encore sous le charme de cette antique bourgade, nous nous apprêtons à connaître notre deuxième coup de cœur en Uruguay… Nous découvrons le bus longue distance du pays, où les sièges sont molletonnés et les toilettes sentent bon… Quel dommage que le pays soit si petit, c’est avec grand plaisir que nous y aurions voyagé une vingtaine d’heures ! Mais à peine 3 heures plus tard, nous voilà déjà arrivés à Montevideo, la capitale. De prime abord, l’impression qui s’en dégage n’est pas des meilleures : les rues sont à peine éclairées, et l’hôtel, où nous avons réservé, le seul proposant des chambres libres en ce week end surchargé, bien qu’il Passage éclair en Uruguay…affiche avec vantardise son néon « hôtel ideal », est très loin du nôtre… Qu’importe, l’intérieur décrépi et l’odeur persistante de naphtaline ne coupent pas notre soif de découverte et nous partons aussitôt tester la gastronomie uruguayenne : après le Chili et l’Argentine, nous ne sommes pas déçus, l’Uruguay est également la patrie de la bonne viande, et nous nous régalons ;  en revanche le vin, bien plus cher qu’en Argentine, est également moins plaisant.

     

    Passage éclair en Uruguay…Le temps aussi est moins clément : la journée du lendemain se déroulera sous un ciel chargé, qui laisse souvent éclater sur nos têtes son trop plein. Nous arpentons malgré tout la ville, et découvrons bien vite la raison pour laquelle l’Uruguay est surnommé la Suisse d’Amérique Latine : certes l’insécurité y est bien moindre qu’ailleurs, les rues plus propres aussi, mais c’est indubitablement au nombre impressionnant de banques que sa capitale abrite que le pays doit son surnom ! On y trouve également de beaux bâtiments classiques, dont beaucoup sont en mauvais état mais certains, comme cette magnifique librairie-café à l’ascenseur antique qui nous a abrité le temps d’une averse, ont fait l’objet d’une réhabilitation parfaitement réussie ; à Montevideo, on croise aussi de jolies Passage éclair en Uruguay…placettes vivantes et d’autres, impersonnelles, entourées de bâtiments officiels ; son front de mer a été transformé en autoroute mais ses halles regorgent de bars et de restaurants-parilla, avec d’énormes barbecues, où les Porteños – également nom des habitants de Montevideo – se pressent, discutent et mangent, avec beaucoup d’entrain. Bref, comme beaucoup de villes, Montevideo a des côtés charmants et d’autres plus rebutants ; ce n’est pas la capitale la plus vivante d’Amérique Latine, mais elle nous a réservé de jolies surprises, même sous la pluie…

     

    Le lendemain, pour notre départ, il faisait grand beau, forcément… Après une dernière soirée à Buenos Aires où le froid nous attendait, nous nous apprêtions à décoller pour des cieux plus cléments, bien plus proches des tropiques, pour découvrir une des merveilles offertes par la nature : Iguazu et ses chutes fantastiques.


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  • Commentaires

    1
    la cantarelle
    Dimanche 20 Mai 2012 à 11:06

    Je ne connais pas ,mais vos commentaires me donnent envie. Bonne continuation.



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