• Les pieds dans l’eau !

    Après dix jours dans les nuages des Andes, nous rêvions de soleil et de mer… Cap sur Puerto Lopez, sur la côte équatorienne, là où l’été, les baleines viennent mettre bas dans les eaux chaudes du Pacifique. Nous attendait effectivement une expérience unique, une croisière entourés d’une dizaine de cétacés géants et une balade dans les « Galapagos du pauvre », la Isla de la Plata, qui abrite une faune exceptionnelle… le tout sous le ciel gris !!!


    Après le départ de Thomas, nous décidons de rester deux jours encore à Quito, le temps pour Nicolas de renoncer à l’ascension du Cotopaxi, pris d’assaut, et pour Aude de tenter les termes de Papallacta, à l’eau brûlante malgré la pluie et le brouillard qui régnaient. Ces échecs finirent de nous décider : nous prîmes le bus de nuit qui nous déposa à l’heure tout à fait raisonnable de 4h30 à Puerto Lopez. Un démarcheur attendait là, fort heureusement, qui nous proposa une chambre dans un hôtel tout à fait charmant, ce dont nous nous rendrons compte le lendemain, car à 5h, la seule chose dont nous fûmes capables fut de nous effondrer, après que le gérant ait néanmoins réussi à nous vendre son tour, profitant de notre faiblesse !

     

    Les pieds dans l’eau !Le lendemain midi, remis de nos émotions, nous déambulons dans cette petite ville d’à peine 10 000 habitants, aux rues dépourvues d’asphalte et envahies de moto-taxi, nous rappelant l’Asie, et au front de mer recouvert de petites bicoques de bambous. Notre premier bain fut délicieux, bien loin des températures polaires de nos derniers plongeons en Nouvelle-Zélande, puis nous savourâmes sur notre terrasse fleurie les dernières heures du jour, avant qu’une pluie diluvienne ne vienne nous déloger… Décidément !

     

    Les pieds dans l’eau !Le jour suivant, le ciel gris nous accompagne tout au long de l’excursion. Nous commençons notre journée sur la plage où se tient le marché aux poissons, abondamment alimenté par des pécheurs qui ne cessent de jeter de leur petite barque des prises toutes plus belles les unes que les autres : un énorme espadon au nez coupé atterrit ainsi tout à coup à nos pieds tandis qu’autour de nous, les poissonniers s’agitent autour de leurs étals de fortune, coupant, évidant, prélevant les filets : un spectacle à couper le souffle, surtout vu l’odeur !

     

    Les pieds dans l’eau !Nous grimpons ensuite sur un petit bateau qui file sur une mer qui ne cesse de grossir. Objectif : l’Isla de la Plata, à une quarantaine de kilomètres de la côte. Nous resterons néanmoins plus de 3 heures en mer, car nous sommes là pour « chasser la baleine » (pas au sens littéral, bien sûr, malgré la présence de 4 Japonais dans notre groupe ;-) ) Au début, nous n’apercevons que quelques jets d’eau expulsés par les baleines, mais pas le bout de leur nez. Puis après avoir tournLes pieds dans l’eau !é quelque temps, enfin, le spectacle commence : un groupe de 4 baleines nous entoure, un « petit », une énorme femelle et deux mâles de moindre envergure. Les nageoires dorsales apparaissent, se croisent et disparaissent dans un ballet féerique, la femelle glisse même de tout son long hors de la mer, tandis que le plus jeune s’amuse à frapper l’eau de sa queue, nous aspergeant joyeusement. Nous sommes trempés, mais euphoriques !


     



    Les pieds dans l’eau !Nous accostons ensuite sur l’Isla de la Plata. Ce petit bout de terre aride, encore préservé du tourisme de masse, bénéficie du surnom de « Galapagos du pauvre » car on y trouve, entre autres, des colonies d’oiseaux rares qui viennent y nicher, à l’abri des hommes, le tout à un prix dérisoire ! Nous cheminons pendant deux heures, slalomant entre les lézards multicolores, manquant de buter contre d’innombrables couples de Les pieds dans l’eau !magnifiques fous à pattes bleues, qui aiment à se balader sur les sentiers et s’émeuvent à peine de notre présence, jusqu’à découvrir une énorme colonie de frégates, ces oiseaux qui, en vol, ressemblent à s’y méprendre à de grosses chauve-souris. Au sol, ils colonisent les arbres et, ainsi perchés, jeunes à tête blanche, femelles au cou clair et mâles à l’énorme goitre rouge, ressemblent à autant de fruits vivants pendant aux branches.

     

    Les pieds dans l’eau !La balade terminée, nous ne sommes pourtant pas au bout de nos surprises… Nous reprenons le bateau pour nous éloigner un peu de la côte et plongeons en mer, équipés de masques et de tubas, pour découvrir d’énormes poissons clowns et de gigantesques tortues marines, attirés par les morceaux de fruits jetés par notre guide. Pas très responsable comme tourisme, mais le guide s’insurge tout de même quand les Japonais commencent à lancer des biscuits par dessus bord. Tout n’est pas perdu !

     

    Les pieds dans l’eau !Nous terminons en beauté cette journée en partageant un excellent dîner de ceviche (une marinade de fruits de mer) avec les membres espagnols de notre groupe. Le lendemain, la pluie, encore elle, nous oblige à réviser nos plans : pas de plage, du repos ! D’autant que le soir même, nous reprenions le bus de nuit qui nous laissa à Quito au petit matin. Une demi-heure plus tard, nous sautions dans un autre bus pour Les pieds dans l’eau !Tulcan, à la frontière équtorienne, qui possède un cimetière magnifique : de petits parterres fleuris, entourés de centaines de cyprès tous taillés différemment, représentant des visages indigènes, des animaux exotiques, des formes géométriques invraisemblables… Un bijou de verdure, qui couronne à merveille notre séjour en équateur… Et maintenant, à nous la mystérieuse et tant décriée Colombie !


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  • Commentaires

    1
    glasgirl
    Mardi 10 Juillet 2012 à 12:05

    trop fort, les oiseaux à patte bleue ! J'adore!

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