• Le Nordeste brésilien, des mégalopoles aux plages désertes

    Enchaînant les heures de bus, nous traversons le Ceará et le Pernambuco, deux des états que borde un océan Atlantique déchaîné : au programme, farniente sur les plages de sable blanc et visite de quelques-uns des mastodontes urbains qui se sont développés sur le front de mer. Une côte tout en contraste !


    Première étape, Fortaleza, qui nous ouvre les bras : nous y débarquons après 18 heures de bus et immédiatement, des Brésiliens altruistes nous prennent en charge : on nous fait passer devant dans la file d’attente pour acheter les billets pour nos prochaines destinations, on nous trouve un employé qui parle français, et on nous conduit même jusqu’à la porte de notre auberge ! Désormais, quand on parlera de l’hospitalité brésilienne, nous saurons de quoi il s’agit !

     

    Bien installés dans notre auberge, à deux pas de la mer, nous Le Nordeste brésilien, des mégalopoles aux plages désertesentamons aussitôt la visite de la ville. Fortaleza est une énorme cité moderne, comptant près de 2 millions et demi d’habitants, mais si on fait abstraction de la forêt de buildings qui la défigure, on trouve quelques coins fort charmants : le centre culturel Dragão do Mar en particulier, un complexe futuriste et labyrinthique, abritant théâtre, cinéma, planétarium et musées, cache en son sein quelques patios ombragés et placettes bordées de petites maisons aux façades colorées… Un régal de s’y promener !

     

    Le Nordeste brésilien, des mégalopoles aux plages désertesLe front de mer semble moins attrayant de prime abord : d’énormes immeubles l’enserrent, rappelant la Costa Brava, tandis que des marteau-piqueurs géants s’activent pour édifier une nouvelle rangée de gratte-ciel. Mais au coucher du soleil, leLe Nordeste brésilien, des mégalopoles aux plages désertes dos tourné aux constructions, on ne peut que s’émerveiller, la plage et l’eau se parant de couleurs fascinantes tandis que les surfeurs envahissent les flots. Le tout Fortaleza vient admirer le spectacle du haut du ponte dos Inglese et nous nous joignons allègrement à eux pour profiter des derniers rayons du soleil.

     

    Après avoir découvert le marché central, immense souk, sur 3 étages, grouillant de stands proposant bikinis, dentelles et herbes médicinales, nous finissons notre tour de la ville devant la forteresse dont elle tire son nom, construite par les Hollandais quand ils fondèrent la ville au début du XIXème siècle. La nuit tombant, nous regagnons nos pénates, ainsi qu’il est vivement conseillé dans les grandes villes brésiliennes, et passons la soirée avec deux Français rencontrés à l’auberge, qui nous mettent au fait des nouveautés que nous avons manquées durant l’année… La guerre entre les opérateurs téléphoniques depuis l’arrivée de Free sur le marché n’a désormais plus de secret pour nous ! Nous sommes parés pour rentrer !

     

    Le Nordeste brésilien, des mégalopoles aux plages désertesSous le béton, la plage ! A 2 heures de Fortaleza (enfin 3h30 quand on crève !), niche un tout petit village nommé Morro Branco, la montagne blanche… On se demande bien pourquoi, car les falaises qui bordent la plage présentent 12 nuances de couleurs  différentes, mais ne paraissent en aucun cas blanches ! Deux jours divin s, dans unLe Nordeste brésilien, des mégalopoles aux plages désertes hôtel avec piscine, face à la mer, à partager nos journées entre baignades dans les flots saphir et promenade entre les morros orangés avant de profiter, une fois le village déserté, le soir venu, de délicieuses caipirinhas pour accompagner notre plat de poisson, malheureusement congelé…

     

    Le Nordeste brésilien, des mégalopoles aux plages désertesPuis direction Recife : 2 millions d’habitants, une affreuse barrière d’immeuble qui s’étend, sans discontinuer, le long de l’immense plage de 7km… Voilà qui semble être le lot commun de toutes les grandes villes côtières du Brésil ! Heureusement, là aussi, comme à Fortaleza, la ville abrite quelques jolis coins qui valent le détour. Le Recife historique, en premier lieu, est couvert de  belles demeures classiques, de palais imposants et d’églisesLe Nordeste brésilien, des mégalopoles aux plages désertes dissymétriques. Certes, beaucoup tombent en ruine, rongés par l’humidité, mais on constate de réels efforts de rénovation et de nombreux édifices offrent aujourd’hui un visage frais et coloré… Les quais des deux rivières qui traversent la ville sont également agréables à parcourir, quelques espaces verts, dont la place de la République et son imposant baobab, font de la résistance, mais Le Nordeste brésilien, des mégalopoles aux plages désertesc’est surtout le dédale de petites rues qui entourent la place de São Pedro, couvertes d’échoppes en tout genre où les gens se pressent à toute heure, qui nous ont charmés. Nous finissons notre promenade par une des curiosités de Recife, une ancienne prison reconvertie en grand magasin, chaque commerçant déployant des trésors d’imagination pour exposer toutes ses marchandises dans l’étroite cellule qui lui est allouée…

     

    Le Nordeste brésilien, des mégalopoles aux plages désertesAutant Recife interpelle par son gigantisme, autant Olinda, à quelques kilomètres de là, ancienne capitale du Pernambuco avant d’être détrônée par sa voisine, a conservé une simplicité et un charme de petite bourgade. C’est là que nous logions, dans une délicieuse auberge avec piscine (décidément, on s’habitue au luxe !), c’est dans le téléphone public attenant à l’hôtel qu'Aude passa, avec succès, son entretien d’embauche, et c’est finalement là, au coeur de cette petite cité anodine, que nous découvrîmes pour la première fois la chaleur des nuits brésiliennes : des bars bondés, débordant sur la rue où musiciens et funambules s’appropriaient le mobilier urbain pour réaliser leurs performances, bières et caipirinhas coulant à flot, tandis qu’une averse diluvienne parvenait à peine à éclaircir les rangs des fêtards…

     

    Le Nordeste brésilien, des mégalopoles aux plages désertesDe jour, Olinda vaut aussi le détour : petites rues pavées escarpées, églises baroques innombrables, maisons aux couleurs chatoyantes, marchés animés… et une vue imprenable sur Recife, ses buildings et sa baie… infestée de requins ! Autant vous dire que nous n’avons pas testé la baignade ici ! Nous préférons prendre la direction de Mangue Seco, presqu’île préservée de la modernité, pour profiter de son immense plage de sable blanc…


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  • Commentaires

    1
    Nico R.
    Mercredi 15 Août 2012 à 19:21

    C'est marqué "on est en FRANCE !!" alors je voulais juste vous souhaiter la bienvenue dans notre beau pays !

    (ouais, bon OK, il y en a plein d'autres qui sont beaux aussi, je sais... mais quand même)

     

    Bon retour, profitez bien de tout le monde qui doit vous attendre de pied ferme... et au plaisir de boire une bière à la Bobine lors de votre passage par Gre ! (pour parler voyages évidemment... le boulot on s'en cogne...)



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