• Chaleurs latines !

    Auckland - Santiago, un trajet de 12 heures, une journée de 40 et nos repères sont bouleversés : nous quittons frissonnants la froideur anglo-saxonne à 16h et fondons, à 11h le même jour, sous les chaleurs latines. Nous posons ainsi le pied sur le dernier continent au programme de notre périple : l’Amérique Latine… Soleil, musique, balades andines et bains d’espagnol au menu, voilà un programme des plus alléchants !

     

    Chaleurs latines !Nos bagages à peine posés, les parents de Nicolas nous rejoignent à Santiago pour 8 jours. Le programme initial prévoyait une expédition dans le légendaire désert de l’Atacama, situé dans le nord du pays, à plus de 1500 km de Santiago… Soit 26h de bus, aller simple… Nous nous rendons rapidement compte qu’il sera difficile de caler cette excursion dans le temps imparti. Elaboration d’un plan B en urgence : finalement, nous passerons une semaine à Santiago et dans ses alentours, avec de délicieuses surprises à la clé.

     

    Chaleurs latines !Nous consacrons trois jours à sillonner Santiago : nous parcourons notre quartier en premier lieu, Bellavista, le coin branché bohême de la capitale, aux murs couverts de grafitis et de mosaïques, qui concentre tous les bars, les restaurants et les centres culturels de la ville. S’y cache également l’une des maisons du célèbre poète Pablo Neruda, la Chascona, notre véritable coup de cœur à Santiago : un enchevêtrement de petites bicoques, qui ressemblent aux différentes pièces d’un navire, meublées et décorées de bric et de broc, mêlant le distingué et le kitsch, qu’un guide enthousiaste nous a fait visiter en partageant avec nous d’innombrables anecdotes sur la vie privée et l’engagement politique de Neruda, au point que la présence du poète était quasi palpable entre ces murs…

     

    Chaleurs latines !C’est à Bellavista également que nous avons pu réaliser l’ascension (en funiculaire quand même) du Cerro San Cristobal, dernier contrefort des Andes en plein milieu de Santiago. Au sommet, très beau panorama sur la capitale polluée et la chaîne andine, entourés d’une foule de Chiliens qui profitent de leur dimanche pour envahir cet énorme parc, perché à 800m d’altitude, en footing et à vélo… Qu’on se le dise, le Chilien est sportif, même par 40°C à l’ombre ! Les (rares) espaces verts sont également le lieu de rendez-vous des Santiaguinos pour des sports moins agités : entre 13h et 17h, les gazons ombragés de tous les parcs de la ville se couvrent ainsi de corps alanguis par la chaleur : c’est l’heure(s) sacrée(s) de la sieste !

     

    Chaleurs latines !L’importance des édifices religieux constitue une autre caractéristique visible à Santiago : la Plaza de Armas, place centrale dans toute cité latino-américaine, est forcément encadrée par la Cathédrale, particulièrement imposante dans le cas de Santiago. La magnifique basilique San Salvador, en brique rouge, continue de trôner dans le quartier Brazil, quand bien même elle est étayée de toute part (conséquence du dernier tremblement de terre, ou simple poids des ans ?) et menace de s’effondrer d’un instant à l’autre. Et que dire de cette énorme Vierge qui domine la ville, perchée au sommet du Cerro San Cristobal, qui a été aménagé pour fournir la plus énorme église à ciel ouvert que nous ayons jamais vue… ?

     

    Chaleurs latines !Santiago nous avait charmés, Valparaíso nous ensorcellera ! Une ville portuaire, vivante, brouillonne et populaire, dominée par une dizaine de cerros où poussent, défiant les lois de la gravité, sur pilotis ou  accrochées aux rochers, des bicoques bigarrées et branlantes et de somptueuses villas tout aussi colorées… Nous faisons l’ascension de ces cerros en funiculaire ou, la plupart ayant rendu l’âme (ou fermé la veille de notre arrivée, arrrg !), à pied, et nous nous délectons de l’atmosphère à la fois paisible et vivante de ces petits villages qui vivent presque en autarcie (mieux vaut ne pas avoir à acheter ses packs de lait dans la ville basse, croyez-en nos mollets !).

      

    Chaleurs latines !La plage de Valparaíso  nous réservera une autre belle surprise : un océan déchaîné, aux vagues furieuses (nous comprenons  très vite pourquoi il est interdit de se baigner), dont les eaux sont prises d’assaut par d’innombrables  fous, pélicans et otaries qui exécutent, en chassant, un ballet des plus gracieux. Dire que nous avions randonné pendant 5 heures, en Nouvelle Zélande, pour voir les mêmes fous qui dansent aujourd’hui devant nos yeux ! Ultime perle de Valparaíso, nous avons déniché un petit restaurant, le Casino social, qui ressemble à un musée du kitsch : collection de fers à repasser, de poupées et autres babioles couvrant les murs et les étagères, en plus des photos d’identité de tous les clients. Plat unique pour tout le monde, au tarif dérisoire : la chorrillana. Comprenez une montagne de frites grasses, surmontée de deux omelettes en petits morceaux, de lamelles d’oignons caramélisées et de morceaux de viande : roboratif est un euphémisme !

     

    Chaleurs latines !Après ces visites citadines, nous avions prévu deux jours au grand air. Au programme, balades aux pieds des Andes et de ses glaciers, à la découverte de paysages pelés, de rivières glacées et de lagunes isolées. Nous visitons ainsi le parc de Yerba Loca, qui contrairement à ce que son nom indique, n’abrite aucune herbe folle, mais plutôt de la rocaille et de la pierre, ainsi que des chemins si peu signalisés que nous en avons perdu la trace. Tels des aventuriers, nous avons alors escaladé les rocs et traversé les flots qui descendaient tout droit des glaciers (évanouis nos problèmes de circulation sanguine !!!) pour gagner l’autre rive où un sentier se dessinait. Pique-nique les pieds dans l’eau (enfin, deux orteils…), et vue magnifique sur le glacier.

     

    Chaleurs latines !Le lendemain, nous tentons l’ascension du Monument Naturel El Morado. Nous sommes au pied d’une muraille montagneuse : devant nous, le glacier, qui tire sa langue bleutée jusqu’aux pieds de la montagne ; derrière nous, un massif imposant irisé de bleu, de mauve, de vert et de jaune. Le festival de couleur ne s’arrête pas là : au terme de la balade, une lagune turquoise, qui resplendit sur la terre sablonneuse et des résurgences ferrugineuses qui tâchent de orange les quelques trouées d’herbe verte qui ont miraculeusement poussé dans ce paysage désertique… Le tout sous un ciel d’un bleu limpide, c’est magnifique ! Seule ombre au tableau, un impact sur le pare-brise de notre voiture de location… Après la portière du van en Nouvelle Zélande, nous concluons que nous sommes maudits ; désormais, nous nous cantonnerons aux transports publics !

     

    Ville, mer et montagne : en une semaine, nous aurons exploré toutes les facettes de la région de Santiago… Chantal et Bernard nous quittent, ravis, et quant à nous, nous voilà prêts à reprendre la route pour aller explorer le sud chilien !


    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    4
    ptitom
    Lundi 26 Mars 2012 à 21:13

    On s'est fait une session photo de "quelques" heures chez les parents ce weekend ! C'était super ! Valparaiso donne vraiment envie d'être visitée avec toutes ces couleurs !!! J'adore !

    3
    Nico R
    Samedi 17 Mars 2012 à 20:01

    Ne soyez pas déçus pour les funiculaires de Valparaiso... ils étaient déjà fermés il y a un peu plus d'un an... officiellement, nous c'était à cause d'une grève... mais c'est à croire qu'ils ont toujours de bonnes raisons pour ne pas fonctionner !

     

    2
    beaditorino
    Samedi 17 Mars 2012 à 17:46

    Quelle chance !! Ca a l air super encore une fois. Et c est sympa de voir Chantal et Bernard. 

    Continuez à bien profiter.. pour nous donner vos conseils au retour .. je pense qu il sera dur de choisir . Bisous à tous les 2 et prenez en plein les yeux  !! A la prochaine; Béa

    1
    topibzh
    Vendredi 16 Mars 2012 à 14:46

    De tres belles photos ... un super trip ... Bonne continuation aux deux grenoblois sympathiques rencontrees au detour d un marche de Chiloe ...


    Que vaya bien !!!! Abrazo !


    Mickael (le breton)



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :